jeudi 24 septembre 2009

Les aventures de Swartz et Totenheimer.... dans Ferraille illustré n°23

Récit complet, sur 2 pages, paru dans le magasine Ferraille illustré n° 23 de Juillet 2003.
Les aventures de deux nazis, Philémon et Franziskus… une parodie de la célèbre bande dessinée Blake et Mortimer.
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Super marché Ferraille

Extrait de l’entretien du 28-05-2008 par Klare lijn où Emile Bravo aborde la création de ce mini récit.

Klare Lijn International : Il était bien pourtant question que vous repreniez Blake et Mortimer à un moment avec Joan SFAR ?
Emile Bravo : Oui mais je vais vous expliquer la chose. En fait, Joan et moi, on voyait ce qui était fait et on souhaitait montrer que c’était vain de reprendre ces personnages, que c’était une parodie de l’œuvre de JACOBS. Surtout moi parce que Joan a moins lu Blake et Mortimer quand il était petit. Du coup, on aurait fait un Blake et Mortimer pour montrer en fait qu’il était vain de faire cela. Une sorte de sabordage.

KLI : De sabotage ?

EB
: Oui mais pas vraiment non plus. C’était une histoire superbe. C’était vraiment une façon de dire : « ce sont des personnages qui appartiennent à une époque, qui appartiennent à leur auteur, fichez leur la paix ! ». Aujourd’hui, ils sont trop en décalage par rapport à notre siècle. Encore une fois, c’est l’opéra de papier de JACOBS et c’est tout.

KLI : Et des bandes dessinées parodiques et satiriques dans le ton de
Swartz et Totenheimer, « d’après les personnages d’Adolph HITLER », vous allez en refaire ?

EB : C’était justement pour aller le plus loin possible dans la parodie que je me suis permis de dessiner cette histoire pour le magazine Ferraille.

KLI : Vous aimez ce type de création un peu plus violent que ce que vous faites habituellement ?

EB : Oui, j’aime bien. Pour moi, Swartz et Totenheimer, ce n’est pas gratuit. Je me disais que ce serait drôle si au lieu d’avoir été créés par un belge, Blake et Mortimer l’avaient été par un vrai nazi. Avec Joan, on voulait mettre Blake et Mortimer en conflit parce qu’on sent bien parfois qu’ils n’ont pas vraiment le même point de vue. Dans notre récit, Blake collaborait avec un scientifique nazi juste après la guerre et Mortimer, avec son éthique, n’était pas d’accord. Quand Ferraille m’a sollicité, j’ai pensé à cela en me disant qu’on pouvait aller effectivement beaucoup plus loin en prenant pour postulat que, pour s’entendre entre eux, le scientifique et le militaire devaient être nazis tous les deux. Ensuite l’idée de les faire évoluer dans un camp d’extermination m’est venue tout logiquement.

….
KLI : On ne peut donc pas comparer votre reprise à celles de Blake et Mortimer par exemple.

EB : Cela n’a rien à voir. Pour moi Blake et Mortimer, c’est JACOBS. C’est vraiment une œuvre, des personnages de JACOBS alors que Spirou par FRANQUIN était déjà une reprise. C’est finalement ça la grosse différence. Pour moi reprendre JACOBS, c’est comme reprendre HERGE, cela n’a pas de sens. Je trouve vain de raconter l’avant Blake et Mortimer parce que la seule personne qui aurait pu raconter cela, c’était JACOBS. Ce qui n’est pas le cas pour le personnage de Spirou.


Si vous voulez continuer de lire cette longue interview, allez visiter le site :
Klare lijn international




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