Ukulélé de Joann Sfar aux éditions L'association.
Collection Côtelette - DL: 1er trimestre 2003
Format 14 x 19cm - 438 pages.
Merci à Alan pour l'information
Page 18:
Le cas Émile BRAVO (Rubrique des scandales)
une de mes bandes dessinées favorites, c'est ''Jules'' d'Emile Bravo.
C'est tout ce que j'aime: les personnages sont tous réellement
présents, même les plus insignifiants, c'est drôle, intelligent, c'est à
la fois pour les adultes et pour les gosses. C'est une leçon
de dessin, une leçon de dialogue, une leçon de scénario.
Emile Bravo fait partie de notre bande de copains depuis 1993. Entre
1994 et 1999, à chaque fois que Christophe Blain ou moi avions un
problème de dessin, c'est Emile bravo qui le résolvait.
L'honnêteté m'oblige à avouer que les meilleures bagarres de Petrus Barbygère ont été crayonnées par lui!
C'est pas seulement un auteur incroyable, c'est aussi un inspirateur, un moteur pour ses copains.
Tout est innovant dans ses histoires ET dans ses dessins, ça n'a rien à
voir avec Serge Clerc où je ne sais quel machin esthétisant.
Bon. Alors pourquoi est-ce que les cornichons qui tartinent des pages
et des pages de journaux avec notre bande de copains oublient
systématiquement de parler d'Emile Bravo?
1 - Parce que les gens le classent ''auteur pour gosses''.
2 - Parce qu'ils s'imaginent que c'est ''classique''.
3 - Parce qu'ils le rangent dans ''album populaire imprimé en offset''.
... Hébin c'est des couillons...
La prochaine fois nous traiterons du cas Frédéric Boilet.
"Avec Jules, des aventures scientifiques en BD" Exposition du 4 avril au 4 juin 2006 au pôle enfance de la médiathèque en partenariat avec les éditions Dargaud Voici l'argumentaire de l'expo :"Que se passe-t-il lorsqu’un auteur de BD est passionné de sciences ? Cela débouche sur une série d’aventures incroyables et loufoques en bandes dessinées, où l’on croise un extraterrestre exobiologiste, une généticienne qui clone sa fille, un anthropologue amateur enfermé dans une grotte préhistorique ou encore un physicien qui expérimente la culture de poivrons pour fabriquer un carburant moins polluant." Laissez-vous guider par tous ces personnages et entrez dans l’univers d’un auteur inventif et rocambolesque. Vous comprendrez pourquoi l’on vieillit, ce que sont les télomères, à quoi servent les drosophiles ou quels sont les effets de la relativité . Des planches originales et des tirages couleurs permettront de mieux découvrir la série, et un amusant jeu-questionnaire rendra la visite encore plus passionnante. L'expo est tous publics et, chose notable, son accès est libre et gratuit!
Les grands sapins verts Journée
SU-PER productive, aujourd’hui : je me suis levé passé 15h ! faut dire
que j’ai travaillé comme
un ostie de cinglé pendant les fêtes sur un projet en collaboration
avec Émile Bravo. J’vous montre pas de pages, mais voici le travail de
préparation : C’était
vraiment étrange d’oeuvrer dans un univers aussi éloigné du mien, dans
le sujet comme le
traitement. Un exercice déstabilisant et enrichissant. Émile est un
sacré scénariste, en tout cas. Bon il faut encore que je fasse les
couleurs. Et vite ! À propos d’Émile, je trépigne d’impatience pour son Spirou(quel titre et quelle couve !). Ça promet d’être pas mal meilleur que le Yann-Tarrin que j’ai
lu à l’aéroport, en revenant de la Réunion.
En se frottant de trop près à Franquin, Tarrin joue avec le feu. Il
essaie, au prix d’efforts louables, mais laborieux à en être indigestes,
d’accotter le dynamisme franquinien, mais ce faisant,
il nous démontre surtout à quel point la magie de Franquin, c’est
aussi le sens du mystère d’Herriman, la mélancolie ténébreuse d’Edward
Gorey, l’élégance de Sempé, la profondeur de Gustave Doré,
la tendresse de Schulz, l’intelligence de Feiffer, l’humanité de
Jaime Hernandez, la sensualité de Forest et la précision maniaque de
Chris Ware. Je parle rarement de ce que je n’aime pas, je
trouve ça facile et très con de faire le beau en critiquant le
travail des autres, mais en me gavant de fougue et de pas grand’chose
d’autre, ce livre n’est arrivé qu’à me faire réaliser à quel
point j’aime Franquin (c’était peut-être le but).
Aleksis Strogonov est un bon gars. Assez sincère, assez serviable, assez normal, peut-être. Mais l’époque qu’il traverse est-elle faite pour ce type d’homme qu’il se plaît à être ? Le voici happé par le vingtième siècle, ou plutôt pris au cœur de quelques-unes de ses allégories : la révolution d’Octobre en marche, le fascisme qui s’installe, le nationalisme qui divise. Il préférerait sans doute les choses simples qui n’existent pas et les choses vraisemblables, mais l’absurde ne nous est pas épargné dans l’histoire. Dargaud rassemble ici ces trois fables ironiques servies par une ligne claire dont Émile Bravo est un ardent défenseur. Et si son héros promène dans ses cases quelque optimisme un peu béat, l’auteur fait ici montre de son état d’esprit un peu désabusé face à la marche du monde. Source : L'Humanité Article écrit par P. Dh.
Prix de vente public : 125,00 €
chez Champaka
Brussels Dans
le cadre de l’année à thème BRUSSELS 2009 BD COMICS STRIP, pour
célébrer les 20 ans de la Région de
Bruxelles-Capitale, 20 auteurs contemporains ont livré leur vision
graphique de la ville dans le livre « Bruxelles : 20 ans / 20 auteurs »
coordonné par Alain Goffin. Parmi eux, bon nombre
d’artistes travaillant depuis de nombreuses années avec Champaka :
Avril, Berthet, Götting, Juillard, Loustal, Ever Meulen, Schuiten et
Yslaire.
En septembre 2008, à l’occasion des Rencontres "Yves Chaland" à
Nérac, Champaka et Emile Bravo s’étaient promis de travailler ensemble
une impression artistique, dès que l’occasion se
présenterait. Lorsqu’Emile Bravo réalisa ce dessin pour le livre
mentionné ci-dessus, il devint évident que Champaka en ferait une
version sérigraphique.
Le créateur de « Jules » adapta sa mise en couleurs à ce procédé d‘impression qu’il apprécie particulièrement.
Sur l’image, vous reconnaîtrez Hergé qui remet son crayon en
place, après avoir fait une dédicace au jeune Spirou qui s’empresse de
la monter à son voisin de banc qui n’est autre que René
Magritte. Bienvenue dans le Bruxelles de la fin des années ’30…
Pour
le dernier festival Européen de la bande dessinée du 22 au 28 Juin 2009,
Strasbulles à Strasbourg, Emile Bravo a réalisé deux
affiches:
L'esquisse non retenue:
Le projet d'affiche:
Deux ex-libris signés et un puzzle numéroté et signé ont étaient réalisé à l'occasion de ce festival.
Ils sont encore disponible, en écrivant au responsable des ventes par correspondancesMaurice.Le lien du siteStrasbulles Le lien de la boutique (où les ex-libris ne sont pas en ligne)boutique
Emile BRAVO & François AVRIL seront présent à la librairie pour dédicacer leurs ouvrages, le vendredi 18 décembre de 18 à 20 heures précises, ou quand l’auteur d’un superbe album de SPIROU croise l’auteur d'une magnifique
planche de Spirou… Présent
pour la 1ère fois, Émile Bravo, auteur du Journal d’un Ingénu, subtile
évocation des premiers
émois d'un jeune belge au destin d’aventurier, qui sort en cette fin
d’année en édition limitée avec album en crayonnés, est également le
créateur de la série des Ours, vrais-faux contes pour
bambins de tous âges, trois tomes de parus au éditions du Seuil... Présent
pour la 4ème fois (record?), François Avril, qui nous a offert
dernièrement un excellent
exercice de style dans le journal de Spirou (voir son site), a
produit une incroyable Fresque tout en accordéon en hommage au 9ème art
et à ses plus beaux personnages qu’il invite à se croiser
dans les rues bruxelloises... Philippe le libraire32 rue des vinaigriers Xème arrondissement.Tél : 01 40 38 11 39Ouvert de 11h11 à
20h20 Merci à Basil S. pour cette info
Source Mitchulpour la partie en italique. Passionnant
ouvrage de Thierry Bellefroid qui a réalisé pour l’occasion une série
d’entretiens avec les éditeurs les plus
influents de la profession : L’Association, Casterman, Cornélius,
Dargaud, Delcourt, Dupuis, Frémok, les Humanoïdes Associés, Kana et
Soleil. Qu’est-ce un éditeur ? Un business man qui
ne pense qu’en chiffre ? Le défenseur d’une certaine exigence
artistique ? Un auteur ? Un artiste, à sa manière ? Même si on constate plus ou moins
deux approches distinctes du métier (les indépendants
contre les grosses maisons), chacune des personnes interrogées a
sa propre manière de voir et faire les choses. C’est tout l’intérêt de
ces entretiens que de confronter ces différents
points de vue. Au-delà de leur parcours personnel et de leurs
motivations, Bellefroid aborde avec eux les thèmes de la création d’un
album, la cohérence du catalogue, des relations entre éditeur
et auteur, les succès et les ratés, leurs satisfactions et leurs
regrets… Ce
recueil d’entretien nous permet de confirmer ce dont on se doutait : il y
a bien une différence de démarche entre ceux que
l’on nomme les indépendants (qui d’ailleurs, lorsqu’ils touchent des
aides de l’état sont, par définition, moins indépendants que les
maisons privés) qui ont pour objectif premier de contribuer à
la réalisation d’un ouvrage de belle facture, de produire des
auteurs difficiles, des œuvres d’avant-garde. Que leurs ouvrages se
vendent bien ou pas est secondaire. Leur but est de laisser
l’opportunité à un auteur de trouver son lectorat, aussi minime
soit-il. Alors que les gros groupes ont plutôt des objectifs de ventes
qui les amènent à prendre moins de risques et donc sortir
des albums plus conventionnels. Une situation un peu paradoxale : ce
sont ceux qui ont le plus de moyens qui prennent le moins de risques… Auteur
et éditeur forment un couple. Et comme chaque couple, ils se
complètent, se désirent et parfois se déchirent. Pour la
première fois, un livre aborde les multiples facettes de ce
partenaire méconnu de l'auteur. Un partenaire qui n'a jamais joué un
rôle aussi important dans le processus créatif qu'aujourd'hui.
Loin du joli monde enchanté où chacun fraternise, les éditeurs se
font une concurrence sans merci. Pour arriver à leurs fins, les uns
utilisent leur puissance, les autres leur finesse, certains
se solidarisent quand d'autres rêvent de devenir le roi du monde.
C'est tout le spectre de cette aventure humaine que nous révèlent ces
onze portraits d'éditeurs souvent hauts en couleur. Pour
enrichir ces entretiens, une vingtaine d'auteurs tels que Baru,
Berberian, Blain, Bravo, Guibert, Sattouf, Schuiten ou Trondheim ont
réalisé des planches inédites. Ils y livrent leur vision sans
complaisance du métier. Une plongée captivante au cœur de la
création de bandes dessinées.... Emile Bravo a réalisé une illustration de sa rencontre avec la maison d’édition Dargaud qui édite la série « Une épatante
aventure de Jules »… Fiction
ou réalité ? Au vu de la qualité de réalisation des quatre premiers
tomes de Jules, on peut supposer qu’il y a un fond de
vérité… Sur ces
deux pages, on est en présence d’un Emile Bravo un peu désabusé,
défendant la pratique de son art et essayant de faire passer,
tant bien que mal, l’idée qu’un travail «d’artisan» méritait une
édition de qualité… Face au
service marketing, le discours du responsable est tout autre… La BD
n’est qu’un produit de consommation comme un autre… En
conséquence, tout est affaire de packaging !
Source Casematen°3
d'avril 2008.
Propos recueillis par Richard Watt.
Entretien avec Emile Bravo, de la page 22 à la page 24.
La jeunesse de Spirou enfin dévoilé.
BRAVO des deux mains...
Extraits:
Une écriture graphique: j'utilise une technique assez simple, une
espèce de ligne claire, c'est à dire tout simplement un texte et un
dessin qui sont indissociables, et une histoire claire.
Quand on épure le dessin, en enlevant toutes les fioritures qui
nuisent à la lisibilité et à la fluidité de l'histoire, cela donne
souvent un dessin qui peut s'apparenter à ce que les gens
conçoivent comme étant de la ligne claire "graphique". Mais le dessin
est comme ça uniquement parce qu'il est au service du texte. Et
vice-versa.
Pour moi c'est de l'écriture, de l'écriture graphique.
La case départ: Quand j'ai commencé à faire de la bande dessinée, j'ai écouté ce que disait Hergé.
Ses cases faisaient à peu près neuf centimètres de hauteur. J'ai trouvé que c'était une bonne échelle pour travailler.
S'il y a beaucoup de cases dans mes planches, c'est que, pour moi, un récit doit être dense.
Souvent, en BD, les auteurs se plaignent de n'avoir pas assez de place pour raconter leur histoire.
Pour "Le journal d'un ingénu", j'avais carte blanche pour le nombre de
planches. J'en ai fait 63, chacune comportant quatre bandes, comme dans
"Jules". J'ai pris l'habitude de dessiner de
petites cases.
L'essence de la BD: Je trouve absurde de dire que la bande dessinée
c'est un scénariste et un dessinateur. Pour moi, une bande dessinée
c'est une histoire. Il y a un auteur, c'est celui qui fait
l'histoire. Si tout le monde savait dessiner et écrire, on
s'apercevrait que la BD est une écriture à part entière.
La première chose qu'on sait faire quand on est enfant, avant même de
savoir écrire, c'est dessiner. Tout gamin, mon père me lisait des
histoires le soir, et, pour lui rendre la pareille, je
lui en dessinais d'autres. Puis je me suis aperçu qu'écrire en dessins
était un métier.
J'écris de façon dessinée.
Mon manuscrit ressemble à un crayonné, l'essence même de l'écriture de BD.
Si vous souhaitez lire la suite vous pouvez vous procurer cette revue en la commandant ICI.
Merci à Jean Rodolphe de m'avoir fait parvenir un exemplaire de cette revue.