Comme par le passé
avec les salariés de l'association, nous faisons encore appel à votre bon cœur, pour sauver les requins marteaux.
Pourquoi : Au mois de juin, Les Requins Marteaux avaient lancé de grands appels au secours en agitant bien
hauts leurs petits bras.
Grâce
au soutien de leurs auteurs, amis, libraires, ainsi que celui des
journalistes, bibliothécaires,
représentants et bien évidemment de leurs lecteurs, ils ont presque
sorti la tête de l’eau. Plus que quelques milliers d’euros à trouver et
la dette contractée auprès de leurs imprimeurs ne sera
qu’un mauvais souvenir.
Voilà pourquoi ils ont lancé un dernier appel de générosité à l’approche de Noël. Merci à tous les auteurs
et aux (futurs) acheteurs !
Mode d’emploi :
- Les enchères sont posées par commentaires, après s’être inscrit sur le site.
- Attention, un prix de départ est signalé en légende de chaque dessin mis en vente.
- Si l’enchère proposée n’est pas supérieure ou égale au prix de départ, ou si elle est proposée en dehors
des heures de vente, ou après le coup de marteau de l’administrateur, elle ne sera pas prise en considération.
- Chaque surenchère devra être au moins 1 € supérieure à la précédente.
-
Après clôture de la vente, nous vous enverrons les instructions de
paiement (chèque ou paypal). Merci de
répondre rapidement. Sans réponse de votre part dans les trois jours
suivant l’envoi de ce mail, nous proposerons le dessin au deuxième
meilleur enchérisseur.
- Une fois le paiement validé, l’œuvre sera envoyée en recommandé.
- Merci pour vos contributions !
Du 1er au 24 décembre 2011, rendez-vous sur le site des enchères de soutien aux requins Marteaux.
Un dessin, généreusement offert par des auteurs proches de la maison, y est mis en vente chaque jour.
(Florent Ruppert et Jerome Mulot, Kaze Dolemite, Olivier Texier, Hugues Micol, Guillaume Guerse…)
Écrit par Philippe Decloux sur le site 8 grand-place
Extrait:
"Cette
magnifique fresque due à Émile Bravo et consacrée à Spirou et Fantasio,
vous ne la verrez sans
doute jamais, du moins à Bruxelles. Puisque le Bureau des Grands
Evénements (BGE) et la Ville de Bruxelles, représentés, tous les deux,
par l'échevin des Guindailles et des coups publicitaires,
ont choisi de développer un parcours fresques "contemporaines". Nous
n'émettrons pas d'avis sur la première syllabe du mot, mais sur
l'aspect "temporaire" du projet, il suffit d'aller jeter un
œil à la "première fresque contemporaine" due à l'asbl Tarentino à
la station de tram De Wand à Laeken.
Après 4 ans, elle est criblée de "trou", la couleur s'en va par plaque. Dans 2 ou 3 ans, ce sera un
futur chancre. Le maître d'œuvre était Pascal Smet.
Il
s'agit de tags (réalisés à la bombe) et par de fresque. Réaliser une
fresque demande une préparation
du mur, la pose d'enduits, et l'utilisation de couleurs spéciales.
C'est pour cela que les plus anciennes fresques BD auront bientôt 25 ans
et sont toujours
impeccables... "
Quelques exemples de superbes fresques déjà réalisées par le passé sur ce site:Wallonie-Bruxelles Tourisme
A l'occasion de la parution du tome 6 de Jules, Émile Bravo sera en dédicace le mercredi 7 décembre à
partir de 17h00 à la librairie L'Ouvre-Boîte à Paris.
Librairie L'Ouvre-Boîte - 20 rue des Petites Ecuries - Paris (10ème)
Jules dans les chroniques d'Asteline
Extrait:
"Avec
Jules, mon plaisir de lecture s'avère jubilatoire. L'adulte y
retrouvera l'intensité d'une
lecture d'enfance et la jeune génération découvrira en Jules, Janet
et leurs amis extraterrestres une équipe touchante, des modèles porteurs
de vraies valeurs constructives.
Fabuleux et intelligent."
Article paru dans le mauricien.com du 3 decembre
2011.
Émile
Bravo fait la chasse aux idées reçues sur la bande dessinée à partir de
quelques constats et en
s’insurgeant à propos de certains phénomènes liés aux modes et au
marché. Venu récemment à Maurice pour animer des ateliers autour de la
BD et de l’illustration jeunesse sur une invitation,
l’auteur a expliqué lors d’une conférence à l’IFM, de manière
convaincante et démonstrative, que la bande dessinée était avant tout
une écriture, le dessin y faisant simplement office d’outil ou
de code…
Les
dessinateurs de bande dessinée (BD) n’en reviennent parfois pas
eux-mêmes lorsqu’ils voient les files
d’attente de fans demandant des dédicaces et signatures dans les
salons et rendez-vous culturels. Le dessin exerce une attraction telle
qu’une bande dessinée peut continuer de « vivre » en
publiant de nouveaux albums après la mort de ses auteurs… Ce
phénomène a le don d’énerver Émile Bravo qui considère par exemple la
survivance d’Astérix après le mort de René Goscini comme « le
scandale du siècle », estimant les albums qui ont suivi comme « nuls
» parce qu’ils ont été imaginés sans leur auteur, simplement prolongés
par leur dessinateur.
Le
père de Jules et ses épatantes aventures estime que la BD ne doit pas
être perçue que par le biais de
son dessin et de la fascination qu’il exerce. Aussi, l’idée qu’on la
considère comme une forme d’expression puérile l’exaspère. « Nous avons
du mal à admettre que la BD est avant tout une
écriture car nous avons oublié qu’au départ, avant de se codifier de
manière de plus en plus abstraite, l’écriture a commencé par le dessin.
L’écriture cunéiforme primitive était figurative, les
idéogrammes également et ils le restent encore à certains égards
aujourd’hui. Au fil des siècles nous avons perdu le lien qui existait
entre le dessin et le code de l’écriture », explique Émile
Bravo.
Comme
le début de l’Histoire a été associé à celui de l’écriture, tout ce qui
a trait à l’expression orale,
aux arts rupestres (etc) relève de la préhistoire… Et il est
difficile de voir de l’écriture dans le dessin et du dessin dans
l’écriture. Nous avons oublié que le dessin était un mode de
communication codifié. La BD peut se comprendre partout, elle a
néanmoins ses codes, styles et familles de langage à l’instar de l’école
franco-belge, des mangas, ou des comics américains pour ne
citer que les plus connus.
Irréaliste et expressive
Émile
Bravo se passionne pour l’expressivité que permet la BD grâce à sa
capacité d’abstraction et de
stylisation. Ainsi, estime-t-il, des BD trop réalistes semblent
souvent « mal jouées… Imaginez un roman photo avec des visages plus
expressifs. Très vite, le réalisme conduit à la caricature ».
Le fait qu’ils ne soient pas réalistes permet aux dessins de BD
d’être plus expressifs, voire même d’exprimer des choses impensables au
cinéma ou dans la littérature. Émile Bravo cite en exemple
Mouse de l’auteur américain Art Spiegelman, qui a su représenter les
camps de concentration et l’holocauste, grâce à la stylisation et à la
zoomorphisation des personnages (avec les nazis en
chats et les juifs en souris).
Ce
traitement a permis de rendre cette BD accessible aussi bien aux
adultes qu’aux enfants. Émile Bravo en
veut aux chapelles et aux clans de la BD qui font que par exemple
Mouse n’a pas trouvé d’éditeur de BD en France… mais un éditeur non
spécialisé à l’époque. Et Persepolis de Marjane Satrapi a été
un succès mondial en étant néanmoins boudée au départ par les fana
de BD, car elle ne rentrait pas dans leurs codes et petites habitudes…
En
fait, le conférencier regrette qu’il existe dans le secteur de la BD
tant de produits et si peu de
véritables auteurs, simplement parce que les droits d’auteurs
peuvent être vendus comme dans le cas des séries télé. Le dessin a beau
exercer une grande fascination sur le public et faire bien
marcher le tiroir caisse, il existe néanmoins très peu de grands
dessinateurs dans le secteur de la BD – Émile Bravo en compte cinq en
France – qui excellent dans leur art d’un côté et reviennent
aux codes de la BD lorsqu’ils font un album…
Emile Bravo est présent pour la 14ème édition Expocomic à Madrid du 01 au 04 décembre 2011.
Bon festival...
Rencontre avec une classe de 3ème, à l'école du Nord, sur l’ile Maurice.
Delphine prof de Français, raconte :
"Il
y a quelques jours de cela, Emile Bravo est venu dans mon établissement
rencontrer les élèves de
3e. Cet auteur de bandes dessinées est connu pour ses « Epatantes
aventures de Jules », ou encore son « Journal d’un ingénu » (un Spirou
qu’il a réalisé en 2008). C’est un homme super gentil,
simple et souriant, qui a un contact facile avec les élèves. J’avais
eu l’occasion de le découvrir en mai en Espagne, pour le Prix BD que
nous organisions avec Cora, la doc du Lycée… et quelle
coïncidence d’apprendre qu’il avait été invité en novembre par
l’Institut Français de l’Ile Maurice!! Ni une, ni deux, à peine mes
valises ouvertes ici, j’ai demandé à ce qu’il puisse venir voir
les 3e de mon établissement : je trouve ses interventions tellement
géniales!
Après
deux heures de discussion sans clim’ avec des élèves intéressés,
enthousiastes, qui lui ont posé
moult questions, l’auteur a terminé son intervention par la
réalisation d’un dessin (c’est ce qui fascine le plus les gens, même si
la majorité des élèves ont bien retenu son message : « c’est ce
que l’on a dire qui est le plus important, pas le dessin!! »).
Le blog de delphine, qui relate sa vie d’enseignante sur l’ile Maurice: Une prof à Maurice
Quelques photos prisent lors de cette rencontre.
Merci Delphine
Entretien avec Émile Bravo recueillis par Nazim Esoof pour l’express iD du mardi 22
novembre, lors de son séjour à Maurice la semaine dernière.
Extrait de cet entretien:
N E: On reproche justement à la jeunesse contemporaine de faire preuve d’un imaginaire plutôt
aride…
E
B: Les systèmes éducatifs en déliquescence sont très nocifs pour
l’espèce humaine. C’est dans l’intérêt
des gens qui veulent garder le pouvoir de maintenir le système
ainsi. Les personnes au pouvoir abrutissent les gens. Tout ce qu’elles
veulent, c’est que nous devenions des consommateurs. On donne
du divertissement aux gens pour qu’ils ne viennent pas vous
emmerder. De cette façon, il est moins difficile de les contrôler, de
les canaliser. La «culture télé» fait également beaucoup de mal
parce que c’est un instrument de consommation. Si les gens trouvent
du temps pour penser, cela pourrait nuire aux personnes au pouvoir.
N E: Quelle est la place de l’art dans un tel monde ?
E B: Il n’y a que l’art qui développe les esprits. Tout être humain a besoin de dire quelque chose. L’art
lui permet de donner un sens à sa vie autrement que dans le déjà-dit.
Si vous souhaitez lire l'intégralité de cet entretien, c'est ici: lexpress.mu
Une
nouvelle critique chez Soleil Vert
Extrait:
"Le
6e tome, Un plan sur la Comète, est sûrement le meilleur. D'abord parce
qu'il est plus dense, plus
long. On sent que les héros ont grandi, mûri. Ils peuvent donc
aborder des questions plus ou moins compliquées et d'une actualité
flagrante. On y parle de la crise, de politique, d'exploitation
des ressources pour le simple profit de quelques uns. De plus cet
album renvoie moins aux précédents, on peut donc l'aborder facilement
pour découvrir la série. Bref Jules, c'est vraiment
chouette."
Pour nos amis Espagnol...
Un article sur Emile Bravo, sur le super site "Trazos en el bloc", en attendant sa visite en fin de semaine prochaine, lors
de la 14ème édition d'Expocomic à Madrid, du 1er au 4 décembre 2011.
Extrait:
"Aprovechando
que uno de los autores invitados estrella del XIV Expocómic que está a
punto de comenzar
es el francés Émile Bravo (autor del cartel de esta edición), os
mostraremos en este post algunas de las dedicatorias (+ un vídeo) que
conseguimos alguno de nosotros en el pasado Saló del Còmic
de Barcelona. Y también recuperaremos para la ocasión una antigua
dedicatoria que conseguí hace ya unos años en la Fira del Llibre de
Valencia cuando, por sorpresa, el autor se acercó a dedicar
su primer volumen de Los defectos del futuro, aprovechando, como
todos sabéis, que Émile Bravo tiene raíces valencianas por parte
materna..."
La Vidéo ICI
Merci Carlos